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Environnement

Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /2008 01:18

Publié dans : Environnement
Coup de théâtre à l'Assemblée nationale. Alors que l'adoption du projet de loi sur les OGM semblait inévitable, une motion de procédure, déposée par le député communiste André Chassaigne, est adoptée à une voix près. Et vient bloquer tout le processus.

André Chassaigne (PC) après le vote approuvant sa question préalable. André Chassaigne est décidément le député par qui les surprises arrivent. C'était déjà lui qui avait réussi à faire adopter l'amendement 252, seul amendement présenté par l'opposition et accepté, en première lecture début avril. Et voilà que, grâce à l'adoption de sa question préalable, il a mis fin à l'examen du texte, renvoyé en commission paritaire mixte. A leur sortie de l'hémicycle mardi soir, les députés de l'opposition jubilaient. Ils s'étaient préparés à défendre plus de huit cents amendements dans le but de faire durer les débats jusqu'à jeudi. L'idée étant d'avoir à l'usure les députés de l'UMP. Ils n'auront pas eu à attendre si longtemps. La démobilisation dans les rangs de la majorité aura fait le reste.

Avant d'ouvrir le débat, les députés doivent voter cette question préalable, défendue par André Chassaigne, qui propose de décider "qu'il n'y a pas lieu de délibérer". Le vote se passe, et le résultat surprend tout le monde: cette motion est adoptée, à 136 voix contre 135.

Résistance passive de l'UMP

La raison d'un tel résultat est simple: une majorité divisée, face à une opposition unie. François Grosdidier, député UMP de la Moselle, a toujours été farouchement hostile à ce projet de loi.  Pour lui, et malgré les recommandations de Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée, les députés de la majorité ont montré par leur absence une résistance passive.
S'il n'est pas étranger à un tel vote, le député préfère pointer les "ultra" OGM, qui auraient voulu précipiter les choses

"Sous le manteau"

Autre opposant au projet de loi, Jean-François Legrand, sénateur UMP de la Manche. Il était monsieur OGM du Grenelle, le président de la Haute autorité sur les OGM. Comme François Grosdidier, il se réjouit du vote de la motion:

"C'est une surprise, bien sûr! Le texte du gouvernement, inspiré des travaux du Grenelle, a été déformé à son passage au Sénat. Tout à été faussé à partir de là, et le doute s'est installé parmi les députés. Mais depuis quelques temps, quelques collègues UMP me disaient sous le manteau que j'avais raison. Ce vote en découle."

Que va-t-il se passer désormais? Le projet de loi est loin d'être enterré. François Fillon a déjà annoncé la création d'une commission mixte paritaire, composée de sept députés et sept sénateurs. Une procédure plus stricte et plus discrète, qui pourrait voter le texte en l'état. Jean-François Legrand n'est pas dupe:

"La commission paritaire va sûrement voter le texte. Mais son existence montre à elle seule que c'est une erreur, et que l'occasion de rédiger un texte intelligent a été ratée."


Par Socialiste
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Dimanche 20 janvier 2008 7 20 /01 /2008 20:45

Publié dans : Environnement

Communiqué du Parti socialiste

Le Parti socialiste se félicite que le préjudice écologique soit enfin reconnu dans l’affaire de l’Érika et les responsabilités clairement identifiées par la cour d’appel de Paris dans l’arrêt rendu ce jour.

Après huit ans de procédure et quatre mois de procès, la justice française reconnaît donc que même si la compagnie Total n’était pas directement l’affréteur du navire, elle exerçait de fait le contrôle sur son état. Elle conclut notamment que « l’âge du navire, la discontinuité de sa gestion technique et de son entretien (…) qui sont décrits comme autant de circonstances clairement identifiées, dès l’époque de l’acceptation de l’Erika à l’affrètement par le service vetting de la société Total SA, pour avoir, chacune, de réelles incidences sur sa sécurité (…) auraient dû être regardées définitivement comme rédhibitoires pour l’acheminement de cargaisons aussi polluantes que des produits pétroliers ».

Le Parti socialiste souhaite que cette avancée majeure de la jurisprudence du transport maritime pourra trouver rapidement une traduction en droit français, mais aussi au niveau européen et international.

Il rappelle en effet que la diversité des législations, le dumping social, le manque de formation des équipages, le non-respect des normes de sécurité et la déresponsabilisation des armateurs et des affréteurs ont largement contribué à la multiplication des pollutions maritimes ces dernières années.

Le Parti socialiste renouvelle sa proposition de création d’un pavillon européen garantissant la formation, le niveau de rémunération, la protection sociale des marins et la préservation de l’environnement.

Par Socialiste
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