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Economie

Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /2009 23:41

Publié dans : Economie

Article de Rue89

Les banques n'accordent pas suffisamment de crédit, notamment aux PME, et leurs patrons se retrouvent convoqués à l'Elysée, notamment pour cette raison. Mais alors, pourquoi les noms des établissements fautifs ne sont-ils pas annoncés publiquement, comme Nicolas Sarkozy l'avait demandé en octobre ?

A l'époque, le Président installait un nouvel organisme chargé de « fluidifier » l'allocation de prêts aux entreprises, dirigé par le président honoraire de la compagnie nationale des commissaires aux comptes, René Ricol, nanti depuis du titre de « médiateur du crédit ».

Depuis, les entreprises peuvent saisir le médiateur en cas de problème avec leur banque. Il a déjà reçu 15 000 dossiers, dont environ 13 000 ont été jugés éligibles. L'ensemble totalise près de 3 milliards d'euros d'encours. Et le lobby des petites et moyennes enteprises, la CGPME, constate que

« près de deux PME sur trois ont au moins un besoin de financement, 78% de leurs dirigeants estimant être confrontés à un durcissement des conditions d'accès au crédit ».

 

Sarkozy en octobre : « Dénoncer les exemples de restriction inacceptable de crédit »

En annonçant la nomination de René Ricol, le 23 octobre en Haute-Savoie, dans un discours sur le « pacte moral » passé avec les banques en échange de l'engagement de 360 milliards d'euros de garantie et de prêts de l'Etat, Nicolas Sarkozy déclarait :

« Je réunirai la semaine prochaine tous les préfets et tous les trésoriers payeurs généraux pour leur demander d'assurer un suivi précis de l'évolution du crédit dans leur département, recenser les situations qui posent des problèmes et publier banque par banque, département par département la politique de crédit des établissements financiers.

Je ne me contenterai pas de bonnes paroles. De slogans ou de promesses qui ne seront pas tenues. Je veux sur le terrain vérifier les choses. »

 

La semaine suivante, en recevant les préfets et TPG à l'Elysée, le président de la République précisait les modalités de ce profond souci de transparence :

« J'ai demandé à René Ricol, que je remercie, d'être le gardien à l'échelle nationale de ce pacte moral passé entre la collectivité nationale et les établissements de crédit. René Ricol n'aura pas à hésiter à aller à la télévision et devant les médias pour dénoncer les exemples de restriction inacceptable de crédit. […] On comparera alors qui fait son travail et qui ne le fait pas. »

 

Dix mois plus tard, Ricol ou ses services n'ont pas publié un seul nom de banque « qui fait son travail » ou « qui ne le fait pas ». Cela aurait pourtant permis aux entreprises de trouver facilement vers quels établissements se tourner pour assurer leurs besoins de financement.

Le nom d'une banque « fuite » dans la presse, d'une source « à Bercy »

Contactée, la médiation réaffirme qu'il n'est pas prévu de le faire. Pourquoi ? « On ne l'a pas jugé utile parce que les banques jouent globalement le jeu », nous répond, gênée, une porte-parole de la médiation. Avant de se contredire : « De plus en plus de petites entreprises viennent en médiation. »

En l'absence de transparence, les vieilles habitudes prennent le relais. Ces derniers jours, le nom d'une banque, une seule, a « fuité », par des citations anonymes de proches du gouvernement. Lundi, Le Parisien consacrait un paragraphe au Crédit Mutuel dans son article « Banquiers : ce qu'on leur reproche » :

« Le Crédit mutuel montré du doigt. […] Un réseau en particulier ne joue pas le jeu. Le Crédit mutuel, qui se présente pourtant comme “la banque à qui parler” est, en réalité, celle qui fait le plus souvent la sourde oreille. Au point d'exaspérer très sérieusement l'Etat. »

 

Dans Les Echos de mardi, la critique est légèrement plus sourcée :

« “Les engagements avaient été négociés banque par banque, nous regardons ce que nous pouvons faire banque par banque”, souligne-t-on à Bercy. Le Crédit mutuel serait en particulier dans le viseur des pouvoirs publics. “On [le] retrouve trop souvent dans les dossiers bloqués”, soupire la même source. »

 

Selon nos informations, les « fuites » proviennent à la fois du ministère et de la médiation, ce que celle-ci dément (Bercy n'a pas répondu à nos demandes d'entretien).

En l'absence de communication détaillée de la part de la médiation, impossible de savoir si le Crédit mutuel est le pire élève ou pas en terme de crédit aux entreprises. La banque affirme avoir des encours de crédit aux entreprises en hausse de 3,8% (équipement) et 3% (fonctionnement) en juin 2009 sur un an, pour une moyenne nationale de 2,4%.

Par Socialiste
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 00:00

Publié dans : Economie

Le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) vient d’annoncer une perte record de 7 milliards d’euros !

C’est un buzz, que dis-je, une bombe nucléaire ou bien encore la future centrale EPR de Flammanville qui explose. En plein débat sur le financement des pensions et le recul de l’âge de départ à la retraite à 67 ans, tous les médias devraient en parler. Pas un mot, juste quelques brèves par-ci, par-là.

Et pourtant c’est bien un scandale majeur qui devrait nous mettre en colère et nous faire descendre dans la rue pour botter le cul de tous ces bandits qui pillent les fonds publics et détournent l’argent des fonds de pension.

Parce qu’il s’agit bien de cela. Avec la crise financière et boursière, les sommes colossales de ce fameux Fonds de réserve des Retraites ont été investies... en actions et sont parties en fumée !

Le journal Marianne relève : « Or, une simple stratégie de bon père de famille, consistant à acheter des obligations de l’état français, celles d’EDF ou des autoroutes, aurait assuré au moins 33,5 milliards d’euros au FRR. Selon les économistes Thomas Piketty et Antoine Bozio, il aurait suffi que chaque année les pouvoirs publics garnissent ce coffre-fort républicain de seulement 7,5 milliards d’euros de recettes exceptionnelles pour que nos concitoyens n’aient plus à s’angoisser pour leur retraites à partir de 2020 . Mais cette stratégie hypersimple aurait privé l’ensemble de la chaîne financière de généreuses commissions, évaluées à au moins 1,1 milliard d’euros en moins de 5 ans ! »

Et maintenant ce gouvernement, toujours de plus en plus cynique, vient nous parler du déficit des retraites, de reculer l’âge de départ à 67 ans comme seule et unique solution, et de nous vanter l’avantage des fonds de pension... Sachant que la France à l’un des taux de chômage le plus élevé d’Europe pour les plus de 50 ans, on nous prend vraiment pour des imbéciles malheureux !

Par Socialiste
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