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Medias

Jeudi 23 juillet 2009

Publié dans : Medias
Retour sur une scène qui m'avait marquée il y a quelque jours. "volé" sur le blog consacré au tour de l'huma.

Scène télévisuelle totalement improbable
, ce soir, peu après l’arrivée des tout premiers échappés sur la ligne, au Grand-Bornand. Les frères Schleck avec Contador venaient d’en finir, une caméra s’attarda, un peu plus deux minutes après, sur la chevauchée terminale du Texan, flanqué de Nibali et de Klöden, pas loin, et puis… et puis plus rien !

Six coureurs seulement avaient alors atteint le but de la « plus belle étape alpestre » de ce Tour 2009, que, déjà, Gérard Holtz tendait son micro à notre chef de l’Etat, alias Nicoléon, venu là « par passion »,dit-il, à la fois pour le Tour mais aussi - et surtout - pour Lance Armstrong.

Près de sept minutes d’entretien…

Pendant ce temps-là, une bonne quarantaine de coureurs avaient eu la chance et le plaisir d’arriver au bout de leur effort, exténués. Mais pour eux, pas d’image. Pas de son. Pas de commentaire. En somme, aucun respect pour eux. Seul comptait la parole présidentielle. Quelques rires, d'abord, éclatèrent en salle de presse. Suivi de quelques signes de désaprobation venant plutôt des rangs des confrères étrangers.

On hésite dans notre appréciation. Le retour de l’ORTF ? Ou l’apparition d’une Pravda version UMP ?
Vive le sport sur France Télévision !!!

A plus tard…
Par Socialiste
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Mercredi 22 juillet 2009

Publié dans : Medias

Petit article sur la présence médiatique de certains durant l'été

Est-ce le contrecoup de l’élection européenne, au cours de laquelle le Parti socialiste (186 députés, 20 présidents de région sur 22) n’a remporté que 16,48 % des voix, soit à peine plus que les écologistes (4 députés, zéro président de région) ? Est-ce le produit du « creux de l’été », occasion rêvée pour les opportunistes médiatiques d’occuper l’actualité en profitant de l’absence des vacanciers ? Est-ce enfin l’œuvre des amis de Nicolas Sarkozy qui cherchent à entretenir l’idée que toute opposition structurée est morte et que l’actuel chef de l’Etat resterait donc seul en scène ? Il y a sans doute un peu de tout cela à la fois dans le tintamarre de ces derniers jours sur le thème « Le Parti socialiste est mort mais il ne le sait pas encore ».

La plupart des dirigeants socialistes ou des intellectuels proches de ce parti qui disséminent une telle idée sont en effet en bons termes avec l’Elysée et avec les médias proches du pouvoir. Peu apprécié des militants socialistes, mais dorloté par la presse, M. Manuel Valls estime depuis plusieurs années que son parti doit changer de nom, se « blairiser » et récupérer ainsi nombre des idées de la droite française, dont le « libéralisme » musclé (discours sur la sécurité et remise en cause de certaines protections sociales, notamment le droit à la retraite).

En 2007, déjà, Bernard-Henri Lévy avait salué cette démarche dans un livre matraqué à l’époque par toute l’oligarchie médiatique : « Même si nombre de socialistes continuent de s’accrocher à leur socialisme comme un vieil acteur à un rôle de répertoire, les plus lucides d’entre eux – je pense au jeune député de l’Essonne, Manuel Valls – savent qu’il n’y aura pas de salut pour la gauche sans un acte de rupture qui la fera trancher dans le vif de son histoire, donc de son nom. »

Sans tarder, ledit député rédigea alors dans Les Echos la critique du« plaidoyer brillant » de l’essayiste, en omettant toutefois de préciser que son compliment faisait « écho », justement, à celui que l’auteur lui avait adressé. Loué soit le creux de l’été qui permet aux mêmes idées d’être recyclées, avec les mêmes acteurs, et néanmoins présentées comme inédites…

Le plus distrayant a sans doute été de découvrir, dans le Journal du dimanche du 19 juillet 2009, une manchette et deux pages consacrées aux déclarations de « BHL », comme si celles-ci présentaient quelque intérêt, voire nouveauté : « Valls a raison : il faut, de toute urgence, changer ce nom [de Parti socialiste].  »Publié par un hebdomadaire du groupe Lagardère et tapageusement orchestré par un journaliste sarkozyste (auteur l’année dernière d’un livre d’entretien avec M. Valls…), l’interview a-t-elle coïncidé par accident avec les desseins du pouvoir ? En tout cas, la répétition par des bons clients des médias de la prophétie relative à la mort prochaine du Parti socialiste ne doit pas gêner l’Elysée toujours en quête de ralliés éventuels. L’offensive estivale n’est apparemment pas terminée. M. Valls vient ainsi de publier une tribune dans le Financial Times. Les lecteurs du quotidien européen des affaires ont dû être épouvantés lorsqu’il leur a annoncé d’emblée : « le Parti socialiste est en danger de mort (1). »

L’ensemble de cet épisode démontre une fois de plus la capacité d’une poignée de personnes, secondées par les médias, à lancer des controverses, à les relayer, en somme à créer un climat. Cependant, si Bernard-Henri Lévy part en vacances, il est probable que la survie du PS sera garantie au moins jusqu’à cet automne…

Par Socialiste
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