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La gauche

Mercredi 4 mars 2009

Publié dans : La gauche

Un article de Pascal Cherki sur son blog

Je n’aime pas polémiquer avec les responsables des autres formations de la gauche et ce quelle que soit la taille de ces formations. Toute formation politique, même la plus petite, même si elle ne compte qu’une poignée de parlementaires, mérite le respect. J’aime en revanche la discussion politique fondée sur des raisonnements, eux-mêmes étayés par des arguments et exempte de toute attaque personnelle. C’est pourquoi j’ai été profondément déçu à la lecture de l’éditorial de ce jour publié par Jean-Luc Mélenchon sur son blog. Le titre, et cela n’aura échappé à personne, est une attaque directe contre le porte parole de notre parti, Benoît Hamon. Je pense qu’elle ne rehausse pas celui qui la formule.

 

La première partie de son éditorial est uniquement consacrée à la composition des listes aux élections européennes. J’avoue que ce n’est pas la partie qui m’a le plus intéressé. Peut-être est-ce un tropisme de ma part mais je préfère aborder les questions politiques d’abord sous l’angle des idées avant de la faire sous l’angle des personnes. Bien évidemment je conviens que l’on ne peut complètement détacher les idées des personnes susceptibles de les incarner, mais je n’inverse pas l’ordre des facteurs, question de culture politique sans doute. Néanmoins, et au risque de déplaire à Jean-Luc en le contredisant, je suis satisfait des listes de candidats que mon parti présentera aux élections européennes. Comme de coutume, des camarades de valeur, sortants ou non, ne seront pas à nos côtés dans ce combat. C’est le lot douloureux de cet exercice qui ne nous a pas épargnés quelque soit les courants qui composent notre formation.

Cependant nous avons réussi à assurer un bon renouvellement des candidates et des candidats socialistes et à promouvoir la diversité. Que Jean-Luc se rassure la gauche du PS est bien représentée, elle l’est à sa juste place puisque les listes ont été établies à la proportionnelle des courants. Pour ma part, je me réjouis que ce principe démocratique que nous avons tant revendiqué ces dernières années puisse enfin être mis en œuvre.

J’en viens au plus intéressant, le fond du débat celui qui cristallise à ce jour notre divergence. A la différence de Jean-Luc, j’affirme que nous avons élaboré un bon texte d’orientation politique. Jean-Luc y voit une ode au social libéralisme, c’est son droit. Il se trompe et se trompe lourdement. C’est même tout le contraire qui est affirmé dans ce texte. Ce texte affirme la nécessité de mettre un terme au compromis historique entre la social démocratie et la démocratie chrétienne qui a présidé jusqu’alors à la construction européenne. Ce texte appelle à la nécessite de réaliser l’harmonisation sociale et fiscale comme condition indispensable de la poursuite du projet européen et comme condition indispensable à l’arrêt des délocalisations intra européennes. Ce texte insiste sur la nécessaire remise à plat de la Stratégie de Lisbonne et sur la non moins nécessaire défense et promotion de nos industries traditionnelles. Ce texte insiste sur la vacuité des mécanismes libéraux tels que le pacte de stabilité ou l’interdiction des aides d’Etat. Ce texte affirme la nécessité de présenter un candidat socialiste à la présidence de la Commission et à la Présidence du Parlement européen. En fin de compte, ce texte est un bon texte politique en ce qu’il arrête de considérer l’Europe comme une abstraction totémique mais cherche au contraire à ancrer la construction européenne dans un combat gauche-droite clairement affirmé et assumé.

Jean-Luc se trompe quand il pense que le PS dérive à droite. C’est même le processus inverse qui a commencé depuis le dernier congrès. C’est pourquoi, comme Benoît, j’ai regretté son départ de notre parti effectué sur des bases erronées. Jean-Luc, il est temps que tu reviennes au PS, tu y as toute ta place et tu seras plus utile à ton camp politique qu’en maugréant de l’extérieur.

Par Socialiste
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Mardi 3 février 2009

Publié dans : La gauche
Martine Aubry a annoncé hier aux responsables fédéraux réunis rue de Solferino que le PS allait organiser une série de conventions nationales afin de mettre au clair les socialistes sur les grandes questions. La première sera consacrée au projet économique et social ... / ... Elle devrait recevoir Jean-Michel Baylet pour discuter des Européennes. Source Le Parisien 

Jusque là, on pourrait dire, qu'après le soutien affiché au Président de la République lors du vote sur la réforme de la constitution, Monsieur Baylet et les membres de son parti s'en sortent bien. Or se clamant à chaque fois qu'on lui tend un micro, "homme de gauche", on apprend dans le Figaro que : "Jean-Michel Baylet, se dit «choqué» par le refus du MoDem de faire des listes communes avec lui. «Bayrou a fermé la porte de manière violente avant même que nous ayons pu en parler. Je le regrette"

Des listes communes avec le MODEM ?

Et oui mes bons seigneurs. Car outre courtiser le MODEM, Monsieur Baylet continue de discuter avec les "radicaux valoisiens" de Jean-Louis Borloo (En gardant toujours un oeil lans la direction du Parti Socialiste)

Ainsi, en 2007, le PRG cherchait déjà une issue pour les listes européennes : La rencontre a eu lieu au Cercle républicain pour un déjeuner au sommet. Elle visait à installer "trois groupes de travail" sur l'Europe, le développement durable et la laïcité. Elle est consécutive à une initiative prise par Jean-Michel Baylet après la défaite de la gauche à l’élection présidentielle, à laquelle les valoisiens ont répondu.

"Ni les radicaux valoisiens, ni les radicaux de gauche ne remettent en cause leurs alliances traditionnelles" en vue des municipales de mars 2008 a cependant prévenu Jean-Michel Baylet, qui avait rencontré la veille les dirigeants de la gauche dont le premier secrétaire du PS François HollandePour Monsieur Baylet, les premiers secrétaires changent mais les contorsions restent les mêmes.

Pour en revenir à l'alliance avec le MODEM, il déclare : "Pourtant, il ne s'agissait en aucun cas de fusionner nos deux formations, très différentes et même souvent opposées de par l'histoire, le courant chrétien-démocrate de l'UDF et le courant républicain laïque du PRG. Mais de voir si, à l'occasion des Européennes, nous aurions pu faire un bout de chemin ensemble"

Nul ne s'étonnera que François Bayrou n'ait pas donné suite à un projet consistant à offrir des (bonnes) places sur ses listes. Car lorsque le "sans complexe" Monsieur Baylet parle d'un bout de chemin ensemble, il est établit que la longueur du chemin avec le PRG est toujours très aléatoire.

Econduit en bonne et due forme que pensez vous que fit Monsieur Baylet ?

Jean-Michel Baylet compte se tourner finalement vers le parti de Martine Aubry. "Nous n'avons pas encore discuté avec Martine Aubry, mais une rencontre est prévue. La logique serait, dans cette élection difficile parce que régionalisée, que nous fassions listes communes"

Gonflé pensez-vous ?

Pas autant que ce qu'on peut lire sur le site PRG Communication :Martine Aubry devrait recevoir Jean-Michel Baylet pour discuter des Européennes. Le patron des Radicaux de gauche vient aussi d'avoir une proposition similaire de François Bayrou. D'abord peu enclin à la discussion, le chef de file du MoDem fait volte face. Bayrou suit avec intérêt les efforts de Baylet pour constituer au Sénat une « troisième force » regroupant tous les centristes, de gauche et de droite.

Malhonnête ? Non radical !!!

Alors à gauche, au centre où nulle part ?

Le site des députés PRG produit le texte suivant pour expliquer son positionnement :

Nous sommes onze députés élus ou réélus en juin 2007. Huit d’entre-nous sont membres du Parti Radical de Gauche (PRG) et trois divers gauche. Nous appartenons à l’opposition parlementaire etsommes « apparentés » au groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers gauche (SRC) de l’Assemblée nationale. Au lendemain des élections législatives de juin 2007, nous avons fait le choix de nous associer à nos collègues députés socialistes pour donner naissance, avec eux, au groupe SRC sur la base d’un accord qui nous garantit une réelle autonomie au sein de ce groupe. 

C’est ainsi que notre entité des Députés Radicaux de gauche et divers gauche dispose de moyens pour exprimer et défendre nos valeurs et nos convictions propres : celles du radicalisme, de la gauche et de la République. Notre voix à la tribune et sur les bancs de l’Assemblée nationale est celle d’une opposition libre, responsable et exigeante à l’égard du gouvernement et de la politique du président de la République. Mais elle ne sera jamais une opposition a priori et systématique. Pour nous, le débat prime toujours sur le combat, conformément du reste à l’essence même du Parlement. Notre opposition se veut constructive et d’abord au service de l’intérêt général.

Sur le même site en sélectionnant la rubrique Radicalisme, on peut voir ceci: en cours!

Si même les députés PRG ne trouvent plus de mots pour expliquer le radicalisme ...

"Dites Martine", vous n'allez quand même pas vous faire avoir ou nous avoir en essayant de nous faire croire que des alliés de de calibre sont indispensables au Parti Socialiste pour les élections européennes ?

Vous n'allez pas, alors qu'un sondage Ifop place d'éventuelles listes "Parti de gauche, PCF et NPA" en troisième position aux européennes, avec 14,5% des voix, derrière le PS (22,5%) et l'UMP (25,5%) perdre du temps avec un parti qui est capable d'écrire : "Le radicalisme est le plus vieux courant politique du pays : près de 200 ans. S'il a pu accéder à une telle longévité, c'est sans doute parce qu'il porte en lui une jeunesse sans cesse renouvelée. Ce n'est pas le moindre des paradoxes du radicalisme que de démontrer sa vigueur par le fait même de son grand âge" ... et tel le coucou passer sa vie à squatter le nid des autres ?

Car n'oublions pas que l'une des références du radicalisme fur Edgar Faure dont le portrait nous est livré par Fluctuat

Il a toujours voulu se faire le détenteur de la vérité en politique. Eternel girouette entre la droite et la gauche, il devient le chantre du centre et rêve, contre Chirac, d’unir le gaullisme et le parti radical de droite. Son rival l’emporte. Le plus jeune avocat de France débute à la cour en à 21 ans, en 1929. Il rejoint d’abord le parti radical socialiste puis le parti républicain socialiste. Edgar Faure se situe donc au centre gauche avant la seconde guerre mondiale. Mais la rencontre avec De Gaulle change la donne. Il rejoint la résistance à Alger et gère le gouvernement provisoire sur place. Au cours de la IVe République, ses multiples mandats de ministre le font passer définitivement du centre gauche au centre droit. Pourtant, il vote contre le référendum constitutionnel de 1962, qui permet au Président d’être élu par le peuple. Après les évènements de mai 68, Edgar Faure est le ministre de l’éducation qui intègre les revendications des étudiants à l’école. Tenté, en 1974, de se présenter à l’élection présidentielle, il doit affronter la concurrence de Jacques Chaban-Delmas et Valéry Giscard d’Estaing. Il se retire donc et sa candidature avorte. Celui qui veut être le Chirac du centre ne supporte pas les rivaux. Lorsqu’il se présente à la présidence du parti radical en 1977, il est battu par Jean-Jacques Servan-Schreiber. Il adhère alors au RPR mais n’y reste que quelques années. Ce qui ne l’empêche pas de soutenir Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 1988. Parce que finalement, entre centre gauche et centre droit, Edgar Faure a profité des deux camps.

Et c'est aussi l'inventeur des formules suivantes :

- Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent
- Si vous n'avez pas d'opinions politiques, prenez donc les miennes

Des aphorismes que Monsieur Baylet a certainement fait graver sur la porte de son bureau ...
Par Socialiste
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